CHIRAC DIT NON A L'EUROPE LIBERALE

Publié le par Adriana EVANGELIZT

CHIRAC DIT NON A L'EUROPE LIBERALE

 

Le président français réaffirme que la France "n'acceptera jamais de voir l'Europe réduite à une simple zone de libre échange"

A la veille du sommet européen de Hampton Court, Jacques Chirac réaffirme aujourd'hui, dans une tribune publiée ce matin dans Le Figaro et diffusée dans 25 autres quotidiens européens, que la France "n'acceptera jamais de voir l'Europe réduite à une simple zone de libre échange". Le chef de l'Etat exhorte ses partenaires à "trouver la force d'une nouvelle impulsion" pour répondre aux "inquiétudes" de leurs concitoyens.

Tribune

"Le vote du peuple français, le 29 mai, a été le révélateur d'une crise de confiance aiguë dans le projet européen. Une crise qui traverse tout notre continent", s'alarme-t-il. L'adaptation du "modèle" européen à la mondialisation - thème dont les Vingt-Cinq débattront jeudi, près de Londres - est "urgent", concède Jacques Chirac: "Demain, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union se retrouveront à Hampton Court. L'Europe (...) a tous les atouts pour être au premier rang de l'économie mondiale. Mais face à la concurrence internationale, il y urgence."
 
Recherche et défense

Jacques Chirac souhaite que l'Union européenne concentre son action sur l'innovation et la recherche, "gages de la compétitivité et des emplois de demain". Dans cette perspective, il propose de créer une facilité de dix milliards d'euros pour financer des projets innovants, sous le pilotage de la Banque européenne d'investissement (BEI). Par l'effet de levier des cofinancements publics et privés, ce mécanisme - inspiré d'une proposition de Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois - permettrait de dégager 30 milliards d'euros supplémentaires d'ici à 2013.
Jacques Chirac souhaite que l'Union européenne concentre son action sur l'innovation et la recherche, "gages de la compétitivité et des emplois de demain". Dans cette perspective, il propose de créer une facilité de dix milliards d'euros pour financer des projets innovants, sous le pilotage de la Banque européenne d'investissement (BEI). Par l'effet de levier des cofinancements publics et privés, ce mécanisme - inspiré d'une proposition de Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois - permettrait de dégager 30 milliards d'euros supplémentaires d'ici à 2013.
 
Jacques Chirac se déclare par ailleurs favorable à la création d'un "fonds d'ajustement à la mondialisation" - refusé en juin au nom de la discipline budgétaire communautaire - afin d'aider les personnes et les régions affectées par des délocalisations et des restructurations d'entreprises.
Agriculture

Autre dossier épineux, les négociations agricoles dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Jacques Chirac explique que l'Europe "a montré sa volonté de succès" en décidant d'une réforme du financement de la Politique agricole commune (PAC) dans huit ans. "Il est temps maintenant que ses partenaires fassent des propositions équivalentes dans un esprit d'équilibre et de réciprocité", glisse-t-il en conclusion à l'adresse des Etats-Unis.
Sources : L'EXPRESS

Publié dans L'UE ET LA FRANCE

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