Barroso à l'Assemblée à Paris

Publié le par EVANGELIZT

Barroso est donc venu à Paris et continue à défendre la Constitution en l'état et la directive Bolkestein. Quand on voit que la TVA à 5 % est refusée par l'UE aux restaurateurs, obligeant ainsi Chirac à s'asseoir sur sa promesse, on se demande pourquoi il faut demander à l'Union la permission pour instaurer des lois qui ne concernent que la France. Il y a là comme un piège dont il sera difficile de nous sortir lorsque nous y serons engagés. Pour la simple raison déjà que tous les pays "démocratisés" par les USA et qui en font partie comme la Lettonie et ultérieurement l'Ukraine, ne seront que des chevaux de troie qui nous bloquerons, nous Français, à chaque fois que ça leur chantera.

Barroso reçu chaudement à l'Assemblée

Les tenants du "non" à la Constitution lors du référendum et le président de la Commission européenne se sont livrés dans l'hémicycle à une passe d'armes sur les réformes institutionnelles et la directive Bolkestein
Seizième personnalité étrangère à intervenir à l'Assemblée nationale, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso se souviendra de l'invitation, après avoir été vivement interpellé par le groupe socialiste et hué par les élus communistes.
Sifflets et applaudissements

"Il y a un risque en Europe que les partis qui sont en opposition dans leurs pays (...) puissent transférer sur le plan européen leur fonction d'opposition", avait d'abord regretté l'ancien Premier ministre portugais, déplorant que l'organisation qu'il dirige ait été "dès le début" caricaturée comme libérale. Avant de lancer, porté par un concours de sifflets et d'applaudissements : "Je vous demande, à ceux qui sont pour l'Europe, de faire un effort, de mettre au-dessus des divergences politiques et idéologiques le compromis pour l'Europe".
Le président du groupe communiste, Alain Bocquet, a réclamé le "retrait pur et simple" de la directive sur la libéralisation des services, dite directive Bolkestein, autour de laquelle l'opposition à la Constitution européenne s'était cristallisée au printemps dernier. De son côté, le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, a dénoncé "l'obstination" de l'exécutif européen à maintenir ce texte, qui doit être examiné par le Parlement de Strasbourg le 14 février.
La France, qui compte déjà 700 entreprises en Pologne, "a tout à gagner avec la libéralisation des services", leur a répondu José Manuel Barroso, plus remonté que jamais. "Si vous voulez maintenir les valeurs et le modèle européens, il faut avoir le courage de moderniser nos politiques et de réformer nos économies (...) Ce n'est pas avec des discours contre les entreprises que vous allez créer plus d'emplois et plus de croissance pour l'Europe", a-t-il souligné, déclenchant une nouvelle bronca dans les rangs de la gauche.
"Pas d'excuse pour la paralysie"

Devant les députés, le président de la Commission européenne a plaidé pour une relance de la dynamique politique pour entraîner la dynamique institutionnelle "et non l'inverse" et a appelé à "l'extraordinaire capacité de rebond" de la France. "Je lis ici ou là que la France serait atteinte d'une mélancolie, voire d'un malaise. Je me demande si le pays de Molière ne céderait pas à la tentation du malade imaginaire", s'est-il interrogé avec une once de provocation.
La France et les Pays-Bas ont rejeté l'an dernier le traité constitutionnel, dont le processus de ratification a été mis en sommeil par les dirigeants des Vingt-Cinq jusqu'en 2007. "Le fait que nous n'avons pas eu le traité constitutionnel ne doit pas être une excuse pour la paralysie", a fait valoir José Manuel Barroso, qui reste "complètement attaché aux valeurs de la Constitution".
A l'issue de son discours d'une quinzaine de minutes, les élus UMP et UDF lui ont offert une standing ovation alors que les députés de gauche restaient assis. Seuls quelques socialistes, comme Elisabeth Guigou et Dominique Strauss-Kahn, l'ont applaudi. "Vous venez quand vous voulez, c'est plus agité que les questions d'actualité", lui a alors indiqué un Jean-Louis Debré goguenard.
Le Premier ministre Dominique de Villepin, retenu par ailleurs, n'a pas assisté à la séance. Seuls cinq ministres étaient sur les bancs du gouvernement: Philippe Douste-Blazy - Affaires étrangères - Renaud Donnedieu de Vabres - Culture - Dominique Bussereau - Agriculture - Christine Lagarde - Commerce extérieur - et Henri Cuq - Relations avec le Parlement. Laurent Fabius, qui fut le chef de file des socialistes pour le "non", était absent, de même que plusieurs élus UMP "souverainistes", comme Jacques Myard.
Sources : L'EXPRESS

Publié dans L'UE ET LA FRANCE

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