Un rapport épingle l'Europe sur les vols de la CIA

Publié le par Adriana Evangelizt

Au moins savons-nous à quoi nous en tenir avec l'Europe et quelques pays qui la composent. Ils ne savent pas dire NON aux Etats-Unis même pour les actions ignominieuses qui leur sont demandés. Le camouflage des vols de la CIA en est un exemple flagrant. On se laisse pervertir moyennant finance et on met un mouchoir par dessus sa conscience. La Pologne et la Roumanie en tête mais de ces deux pays quoi d'étonnant quand on sait qu'ils ne sont que des satellites des USA qui y ont déjà installé des bases de l'Otan. Et d'ailleurs ces bases de l'Otan, à bien y réfléchir... qu'est ce qui nous dit qu'elles ne servent pas aussi de prisons secrètes aux Etats-Unis ? Qui va vérifier ?

 

Un rapport épingle l'Europe sur les vols secrets de la CIA

Quatorze pays européens ont été épinglés mercredi dans un rapport pour leur implication dans les vols secrets de la CIA et, dans le cas de la Pologne et de la Roumanie, pour avoir probablement abrité des centres de détention clandestins pour des islamistes soupçonnés de terrorisme.

Dénonçant le "sacrifice" des droits de l'Homme au nom de la lutte contre le terrorisme, le parlementaire suisse du Conseil de l'Europe Dick Marty rend compte dans ce rapport de l'extension en Europe de la "toile d'araignée" mondiale mise en place par les Etats-Unis pour capturer, transférer et détenir des suspects hors de tout cadre légal, depuis les attentats du 11 septembre 2001.

"Il est désormais clair - même si on est encore loin d'avoir pu établir toute la vérité - que les autorités de plusieurs pays européens ont activement participé, avec la CIA, à des activités illégales, que d'autres les ont ignorées en connaissance de cause, ou n'ont pas voulu savoir", indique M. Marty dans son rapport présenté mercredi à Paris.

Le rapport met en cause, pour "violations des droits de la personne" lors de transfèrements illégaux, les sept pays suivants: Suède, Bosnie-Herzégovine, Royaume-Uni, Italie, l'ancienne république yougoslave de Macédoine, Allemagne et Turquie.

Il cite notamment le cas de l'imam Abou Omar enlevé en Italie en 2003 par des agents de la CIA pour être remis aux autorités égyptiennes.

"D'autres Etats peuvent être tenus pour responsables de collusion - active ou passive - en matière de détentions secrètes et de transferts interétatiques illégaux": Pologne, Roumanie, Espagne, Chypre, Irlande, Portugal, Grèce.

"Nous ne connaissons encore qu'une partie seulement de la vérité et d'autres pays pourraient encore être concernés lors de prochaines recherches ou révélations", selon ce rapport de 67 pages rédigé après sept mois d'enquête.

La Roumanie et la Pologne sont fortement soupçonnées d'avoir abrité des centres de détention secrets de la CIA (Agence centrale de renseignement), même si M. Marty indique en "n'avoir aucune preuve formelle". Ces pays ont démenti avoir abrité de tels centres.

"Si des preuves au sens classique du terme ne sont pas encore disponibles, de nombreux éléments, cohérents et convergents, indiquent que de tels centres ont bel et bien existé en Europe", souligne M. Marty.

"Il appartient désormais aux autorités polonaises et roumaines de procéder à une enquête indépendante et approfondie et d'en rendre public le résultat", a-t-il dit.

Des avions transportant des prisonniers se seraient ainsi fréquemment posés à Bucarest et Timisoara (Roumanie), ainsi qu'à Szymany (Pologne), en provenance ou à destination de Bagdad, Kaboul, Alger, Rabat, Le Caire, Guantanamo...

M. Marty qualifie d'"inacceptable" la remise de suspects à des pays connus pour pratiquer la torture et juge "indigne" la passivité des Européens en la matière souvent pour ne pas nuire à leurs relations avec Washington.

Il juge toutefois "exagéré de parler d'un millier de vols et de centaines de restitution impliquant le territoire européen", comme l'avait affirmé en avril un rapporteur du Parlement européen, estimant que 98% de ces vols concernaient la logistique.

Selon lui, la lutte antiterroriste ne doit pas être laissée "à l'arbitraire des services de renseignements". "Si, comme le pensent les Etats-Unis, les instruments juridiques actuels ne sont plus adéquats, il est indispensable de procéder à une analyse commune et d'en débattre ensemble", estime-t-il.

En janvier, les Etats-Unis avaient déjà rejeté les premières conclusions du parlementaire suisse sur les activités secrètes de la CIA en Europe.

Le rapport de M. Marty sera débattu le 27 juin à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Le Parlement européen mène de son coté une enquête parallèle sur cette affaire révélée en 2005 par des médias américains et des ONG.

Sources : AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans UNION EUROPEENNE USA

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