Bruxelles va essayer de convaincre Bush

Publié le par Adriana Evangelizt

OMC - Afin d’éviter un nouveau retard compromettant l’issue du cycle de Doha

Bruxelles utilisera le sommet UE-USA pour convaincre Washington de bouger

Avant une nouvelle tentative pour sortir de l’impasse les négociations à l’OMC, l’UE entend utiliser la réunion au sommet avec les États-Unis, mercredi à Vienne, pour convaincre Washington de se montrer flexible afin d’éviter un nouveau retard compromettant l’issue du cycle de Doha.
« Le sommet est une excellente occasion de discuter en détail de l’Agenda du développement de Doha », estimait le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson, en se référant au nom officiel de ces négociations lancées par l’Organisation mondiale du commerce en novembre 2001.
« J’ai constamment salué l’engagement du président Bush en faveur d’un cycle ambitieux », ajoutait M. Mandelson, qui accompagnera à Vienne le président de la Commission José Manuel Durao Barroso.
Le 15 juin, M. Bush avait jugé les négociations « à un moment charnière », affirmant que les États-Unis étaient prêts à s’entendre sur « de dures décisions » avec les Européens et les grands pays émergents du G20.
Mais dans l’esprit des Européens, il ne fait aucun doute qu’à ce stade, la balle est dans le camp des Américains, surtout en matière agricole.


« Le problème avec la position des États-Unis, c’est qu’ils offrent de payer trop peu pour ce qu’ils attendent en retour et il faut que cela change pour que nous ayons la possibilité de débloquer un accord », estimait M. Mandelson. « Ce sont les États-Unis qui doivent faire un pas en avant », insistait-il.
À côté d’une forte réduction de leurs tarifs douaniers agricoles, ce qui justifierait leurs exigences maximalistes vis-à-vis du reste du monde, les États-Unis maintiendraient un niveau très élevé de soutiens internes pour leurs agriculteurs, une démarche jugée inacceptable par le G20 et l’UE.

« Le problème avec la position des États-Unis, et il faut que cela change pour que nous ayons la possibilité de débloquer un accord », estimait M. Mandelson. insistait-il.À côté d’une forte réduction de leurs tarifs douaniers agricoles, ce qui justifierait leurs , les États-Unis maintiendraient une démarche jugée inacceptable par le G20 et l’UE.


Pour avancer, « les économies émergentes doivent présenter des offres réalistes et efficaces de réduction des tarifs sur les produits industriels », résume le principal négociateur européen.
« Mais nous n’atteindrons ce moment que lorsque les États-Unis et l’Union européenne aurons fait des offres appropriées en agriculture », explique-t-il.
Il rappelle que l’UE, ayant déjà accepté de renoncer à toute subvention à l’exportation de produits agricoles à l’horizon 2013, est prête à d’avantage de flexibilité en matière d’accès à son propre marché, mais pas sans contrepartie.


Sur la réduction des tarifs douaniers agricoles comme sur le nombre et le choix des produits sensibles qui en seraient partiellement exemptés, l’UE serait prête à se rapprocher des chiffres avancés par le G20, selon des sources européennes. Sous condition, bien entendu, de véritables avancées pour les tarifs industriels et les services.
« Toute la question maintenant est de savoir si les Américains sont prêts à négocier ou s’ils en restent à leur position de départ, à savoir que leur offre est à prendre ou à laisser », selon une source proche de l’OMC.


Sans la moindre publicité, le directeur général de l’OMC Pascal Lamy a passé plusieurs jours à Washington mi-juin, pour rencontrer non seulement des responsables à la Maison-Blanche et à l’USTR (représentant américain pour le Commerce), mais aussi les poids lourds en matière de politique commerciale des deux « ailes » du Congrès, républicains et démocrates.
Il s’agissait de leur « présenter la réalité des chiffres telle qu’elle est vue » à Genève, au secrétariat de l’OMC, précisait la même source, en indiquant qu’une phase de concertation active était en cours dans la capitale américaine, à l’approche d’un nouveau rendez-vous majeur.
Les principaux acteurs du cycle doivent se retrouver au niveau ministériel à Genève à partir du 29 juin, pour tenter de trouver, avec retard, un accord sur le cadre détaillé des négociations dans les deux domaines-clés de l’agriculture et des tarifs industriels.

Sources :  Lorient le jour

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans UNION EUROPEENNE USA

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