La politique de l'UE envers la Serbie

Publié le par Adriana Evangelizt

On voit là encore le deux poids deux mesures de cette Union Européenne inféodée aux USA. On prend sans rechigner, les pays de l'Est "démocratisés" par Soros et compagnie alors qu'ils sont loin d'être à la "norme" et on stigmatise la Serbie, comme si franchement, les USA, l'Europe et l'Otan ne lui avaient pas fait assez de mal.

La politique de l'UE envers la Serbie »profondément erronée»

Le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica a sévèrement critiqué l'Union européenne en déclarant que sa politique envers la Serbie était »profondément erronée» et n'avait produit que des résultats négatifs, dans une interview diffusée dimanche.

»La politique d'imposition permanente de conditions, qui est menée depuis un certain temps envers la Serbie, est profondément erronée et a eu jusqu'à présent uniquement des résultats négatifs», a déclaré M. Kostunica à l'agence de presse privée Fonet.

Ses propos se référaient en particulier à la décision de l'UE de geler les discussions sur un rapprochement entre l'Union et la Serbie en raison d'un manque de coopération de Belgrade avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI).

Après la chute du régime autoritaire du président yougoslave Slobodan Milosevic, »nous pensions qu'une période de relations de partenariat avec l'UE était venue», a souligné le Premier ministre.

»De notre point de vue et selon tous les standards raisonnables, cela signifie que l'on ne pose pas de conditions à un partenaire et que l'on ne fait pas pression sur lui, mais que l'on coopère avec lui et que l'on détermine ensemble les critères qui doivent être suivis», a déclaré M. Kostunica.

Belgrade n'ayant pas rempli une exigence de l'UE, l'arrestation et la remise au TPI du général Ratko Mladic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, Bruxelles a suspendu en mai les négociations avec la Serbie en vue de la conclusion d'un Accord de stabilisation et d'association, première étape vers une adhésion à l'UE.

Mladic, inculpé par le TPI pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant le conflit en Bosnie (1992-1995), se cacherait en Serbie. Son arrestation demeure une condition essentielle à une admission de la Serbie dans l'UE et dans l'OTAN.

La présidence autrichienne de l'UE s'est efforcée jeudi, lors d'un sommet européen à Bruxelles, de rassurer la Serbie.

»Nous sommes parfaitement conscients qu'il y a en Serbie un sentiment de frustration, un sentiment en partie d'amertume», avait déclaré la ministre autrichienne des Affaires étrangères, Ursula Plassnik.

»Nous avons discuté de ce que nous pouvions faire côté UE pour aider et soutenir la Serbie dans cette situation, l'aider à continuer à avancer sur la voie de l'Europe», avait ajouté Mme Plassnik.

Les 25 craignent une isolation et une radicalisation de la Serbie après le gel des négociations par l'UE, la décision du Monténégro de rompre son union avec Belgrade et de proclamer son indépendance et la possibilité d'une indépendance du Kosovo.

Mais les paroles de Mme Plassnik n'ont pas rasséréné Belgrade. »La Serbie ne demande pas d'aide ou de privilèges, mais l'objectivité et l'égalité», a répliqué M. Kostunica dans son interview à Fonet.

Le Premier ministre serbe, qui était favorable au maintien de l'union entre la Serbie et le Monténégro, a rejeté catégoriquement une offre de l'UE d'apporter son aide lors des discussions au cours desquelles Belgrade et Podgorica détermineront leurs futures relations. Une telle aide n'est »absolument pas nécessaire», a-t-il dit.

Sources : Tageblatt

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