LE LUNDI DE PENTECOTE OU TRAVAILLER SANS SALAIRE...

Publié le par EVANGELIZT

Que dire de ce gouvernement de droite qui se permet d'exiger que l'on travaille le Lundi gratuitement et qui nous fait croire que c'est pour alimenter une caisse de solidarité pour les personnes âgées dépendantes ? Oui qu'en dire ? Entre la gauche et la droite, malheureusement, il me faut bien dire que tous les politiques se valent. Et qu'il n'y en a aucun qui m'inspire, c'est bien là le malheur. Et je ne suis pas la seule. Les français ont un ras le bol général d'être pris pour des vaches à lait. D'autant que l'Assemblée Nationale est fermée pour plusieurs jours. Ils appliquent donc la politique du "Fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais." Et il faudrait qu'on laissât faire ?

Si nos ancêtres ont fait la révolution en 1789, ce n'est certainement pas pour en arriver au résultat que nous connaissons aujourd'hui. Personnellement, je suis restée à la maison et dans ma ville personne ne bosse. Un pied de nez à ces pondeurs de lois bidons qui sont incapables de comprendre les besoins du peuple. Il est fort à craindre qu'une nouvelle Révolution est en train de se mettre en marche. Le peuple français est certainement celui qui est le plus rebelle de tous les peuples du monde. Nous ne sommes pas en plein coeur de l'Afrique ou du Sahara ici où l'on interdit aux individus de s'instruire. Les manigances de ceux qui nous gouvernent ne nous échappent plus, il y a belle lurette...

La canicule de 2003 et ses conséquences ne sont pas de notre fait. Jacques Chirac, à l'époque, n'avait pas cru bon d'interrompre ses vacances pour trouver une solution aux personnes âgées qui mourraient dans des établissements manquant de moyens. Il a donc fallu que Raffarin trouve une solution. Et nous devons bien avouer que les solutions de Raffarin sont plus dramatiques que bénéfiques tout comme celle de Sarkhozy, Perben, Fillon, Douste-Blazy et autres gens qui se prennent pour Dieu en votant des lois sans nous demander notre avis ? Est-ce qu'ils travaillent eux, aujourd'hui ? Et si oui, quel est leur salaire ? Vivent-ils en dessous du seuil de pauvreté pour demander au Peuple de travailler sans être rémunéré ? Et il faudrait voter OUI à la Constitution ? La France toute seule a du mal à s'en sortir par la faute de ceux qui nous dirigent alors comment s'en sortira-t-elle noyée au milieu de 25 pays (dans l'immédiat...) dont certains n'ont même pas 100 euros comme revenu mensuel ?

 

PAGAILLE A LA FRANCAISE POUR UN LUNDI DE PENTECOTE VOUE A LA SOLIDARITE NATIONALE

par Laurent Wolf

Malgré les menaces de grève, le gouvernement a maintenu la journée de travail non payée décidée après la canicule de 2003, et destinée à alimenter une Caisse de solidarité en faveur des personnes âgées et dépendantes.

Lundi prochain, alors que la plupart des salariés d'Europe et d'ailleurs vivront la fin d'un long week-end de Pentecôte, la France entière devrait être au travail. Elle ne le sera pas. Tout indique – des réservations dans les agences de voyages aux préavis de grève – qu'une grande  des salariés français a décidé de braver les injonctions de la loi qui supprime le lundi de Pentecôte férié, et celles de Jean-Pierre Raffarin, inventeur et défenseur entêté de cette loi.

L'administration nationale, les services publics, et les entreprises qui n'auraient pas trouvé un accord interne pour maintenir ce jour de congé sont sommés de fonctionner. Personne n'est en mesure de dire exactement ce qui sera ouvert ou fermé, en particulier dans l'Education nationale. Cette journée de travail non payée destinée à alimenter une Caisse de solidarité en faveur des personnes âgées et dépendantes tourne à la pagaille. Et un sondage publié vendredi par Le Parisien indique que 68% des Français demandent qu'elle soit abrogée – 75% parmi les salariés.

Comment en est-on arrivé là? Au cours du mois d'août 2003, la canicule provoque la panique dans les services d'urgence. Au début, le ministre de la Santé minimise le désastre qui se noue. Pendant que le président de la République poursuit ses vacances, le gouvernement tarde à réagir. Les instituts médico-légaux sont débordés. On crée des morgues provisoires. Les estimations sont de plus en plus catastrophiques. On comptera 15 000 morts supplémentaires.

Ces événements révèlent l'état déplorable des équipements d'un certain nombre d'établissements et le retard de la France dans l'aide et le suivi des personnes âgées. Une partie de l'opinion est scandalisée par l'attitude du gouvernement, qui n'aurait pas apprécié assez tôt l'étendue de la catastrophe. Alors qu'un débat confus s'instaure sur la solitude des vieillards et sur le manque de solidarité des Français, qui serait l'une des causes du désastre.

L'idée d'une journée de solidarité pour les personnes âgées naît dans cet élan de culpabilisation mutuelle. Le 30 août, un sondage indique que 54% des personnes interrogées seraient favorables à la suppression d'un jour férié et au versement des salaires de cette journée pour résoudre les problèmes apparus lors de la canicule. Le 3 septembre, Jean-Pierre Raffarin s'engouffre dans la brèche. Il propose la suppression du lundi de Pentecôte.

En juin 2004, le parlement adopte la loi qui oblige les entreprises et les services publics à verser 0,3% de leur masse salariale brute annuelle à une Caisse de solidarité en faveur des personnes âgées et dépendantes. Ce 0,3% représente sept heures de travail. Elles devraient rapporter 2 milliards d'euros par an (1,2 pour les personnes âgées, 0,8 pour les handicapés). Le lundi de Pentecôte sera travaillé et non payé, sauf accords d'entreprises pour le remplacer par un autre jour ou par la restitution d'un jour de récupération du temps de travail.

En septembre 2003, alors que la suppression du lundi de Pentecôte n'est encore qu'une idée astucieuse pour calmer l'opinion, tous les syndicats suggèrent au gouvernement de chercher une autre solution. Ils ne sont pas entendus. Ils ne le sont pas plus quand ils affirment qu'il s'agit d'une journée de travail forcé ou, à tout le moins, d'une augmentation du temps de travail ou d'une baisse de salaire de 0,3% décidée sans négociation. Et d'un effort consenti uniquement par les salariés (quoique les revenus financiers et les plus-values soient eux aussi taxés).

L'opposition critique cette solidarité obligatoire, qu'elle considère comme un impôt déguisé, instauré au moment où le gouvernement continue de distribuer les baisses d'impôt sur les hauts revenus et sur les transmissions de patrimoine. De nombreux élus de l'UMP s'inquiètent maintenant des effets de cette décision impopulaire sur leur avenir politique. Jean-Pierre Raffarin reste de marbre. Il a renvoyé tout aménagement à 2006 et demande à une commission d'évaluation de lui transmettre ses observations dès la fin du mois de juin.

 
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L'ECHEC D'UNE METHODE
 
par Laurent WOLF
 
Le lundi de Pentecôte aurait dû être une journée de solidarité nationale. Ce sera une journée de protestation générale. La campagne pour le référendum de ratification de la Constitution européenne a été précédée par des mouvements sociaux qui ont montré la vivacité du mécontentement des Français à l'égard de la politique du gouvernement. La fragilité du oui dans les sondages d'opinion repose en partie sur ce mécontentement. La campagne a neutralisé l'action des syndicats qui respectent la trêve électorale. Lundi prochain, la trêve est suspendue.

Le mécontentement des Français ne date pas de l'accession de la droite au pouvoir en mai 2002. Le résultat de ces élections en témoigne. La nouvelle majorité n'en a pas tenu compte. Depuis trois ans, elle parle de dialogue social, mais applique son programme à la lettre. Souple en paroles, rigide sur le fond. Elle appelle au consensus, elle refuse le compromis. A deux semaines du référendum, ce lundi de Pentecôte matérialise l'échec d'une méthode de gouvernement.
 
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Publié dans MENSONGES

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