Sommet UE Russie : le veto de la Pologne bloque tout

Publié le par Adriana Evangelizt

Voilà le topo. La Pologne, cheval de Troie des USA, bloque les négociations de l'UE envers la Russie. ON comprend bien la manigance. Jamais nous n'aurions du prendre les pays "démocratisés" au sein de l'Union. Ils nous joueront forcément tout le temps des tours de cochon parce qu'ils sont commandités par les Etats-Unis pour bloquer nos relations avec la Russie, d'une part, et pour bloquer toutes démarches de l'Europe d'autre part. Et il en sera toujours ainsi.

 

Sommet UE-Russie: le veto polonais maintenu,

ultime réunion jeudi


La présidence finlandaise de l'UE n'a pas réussi mercredi soir à lever le veto de la Pologne au lancement des négociations d'un important accord UE-Russie, et fera une dernière tentative de négociations jeudi, juste avant le sommet UE-Russie prévu le lendemain.

"Ca s'est terminé sans solution", a déclaré le porte-parole de la présidence finlandaise Mikko Norros après plusieurs heures de négociations entre les Finlandais et les Polonais. Les ambassadeurs des 25 "reverront la question demain" jeudi, a-t-il ajouté. "Ce sera la dernière chance".

Les Polonais bloquent le lancement des négociations sur cet important accord de partenariat -- que les Finlandais voudraient beaucoup voir démarrer lors du sommet vendredi avec Vladimir Poutine-- en raison surtout d'un embargo que Moscou maintient sur la viande et les légumes polonais. Les Russes jugent leurs garanties de qualité insuffisantes.

Pour satisfaire Varsovie, la Finlande a proposé mercredi après-midi de faire entériner par les 25 deux courtes déclarations, l'une dans laquelle ils demanderaient à la Russie de lever cet embargo le plus vite possible, et l'autre par laquelle ils rappelleraient que les négociations sur le partenariat, une fois ouvertes, pourraient être suspendues à tout moment.

Mais les Polonais sont revenus avec des contre-propositions "trop éloignées des nôtres", rendant impossible un accord, selon Mikko Norros. Selon un diplomate européen, Varsovie aurait demandé à ce que ces déclarations soient non seulement entérinées pour elles-mêmes, mais fassent partie des objectifs qui doivent guider l'UE dans ses négociations avec Moscou, ce qui était "inacceptable".

Si un accord politique entre les ambassadeurs des 25 est trouvé jeudi matin, il pourrait encore être adopté par les ministres européens de l'Energie prévue jeudi matin à Bruxelles. Ce qui permettrait encore à l'UE de lancer les pourparlers sur l'accord de partenariat vendredi à Helsinki avec M. Poutine.

Cet accord est important pour des Européens de plus en plus inquiets de leur dépendance croissante envers les hydrocarbures russes. Ils entendent en effet y inclure des principes de transparence du marché et de sécurité des investissements étrangers en Russie, qui devraient aider à sécuriser leurs approvisionnements.

Outre son problème d'embargo, la Pologne a aussi émis des réserves sur l'inclusion de ces principes dans l'accord de partenariat, estimant que l'UE ferait mieux d'insister pour que Moscou ratifie la Charte internationale sur l'énergie qui y fait aussi référence. Pour les Finlandais, qui ont de bonnes relations avec la Russie, "c'est un vrai cauchemar", a estimé l'analyste Antonio Missiroli, du Centre de politique européenne à Bruxelles. "Ils se retrouvent pris en otage par la Pologne".

Varsovie a pourtant déjà obtenu que la Commission européenne, qui mettait encore l'accent il y a quelques jours sur le caractère "bilatéral" du différend Russie-Pologne, monte au créneau en sa faveur.

Le porte-parole de la Commission Johannes Laitenberger a ainsi appelé mercredi Moscou à "montrer la volonté politique de trouver une solution" pour lever cet embargo. Il a souligné "l'importance politique de cette question dans le contexte général des relations" UE-Russie.

Les questions agro-sanitaires ont déjà souvent posé problème dans les relations avec les Russes, a cependant relativisé un autre porte-parole de la Commission, Philip Tod. Le 3 novembre, Moscou a ainsi brandi la menace d'interdire l'importation de tous les produits animaux venant de l'UE, invoquant des inquiétudes après l'adhésion au 1er janvier 2007 de la Roumanie et de la Bulgarie, touchées par la fièvre porcine.

La Commission a écrit à Moscou pour expliquer les mesures de précaution déjà prises, espérant écarter ainsi le risque d'embargo. Mais un porte-parole des services sanitaires russes a indiqué mercredi que la Russie voudrait aller "vérifier sur place".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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