ROYAUME UNI CHEVAL DE TROIE DES USA

Publié le par EVANGELIZT

Jacques Chirac se rend compte tout à coup que le problème vient du Royaume-Uni. Il serait temps qu'il se réveille enfin et qu'il comprenne que Blair est inféodé à Bush... alors que peut-on attendre de lui concrètement ? De Gaulle déjà en son temps possédait ses à-priori avec l'Angleterre...  "le Général maintint en 1963 puis en 1966-1967 son opposition à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché Commun, expliquant que ce pays n'en acceptait pas les disciplines. En outre, il soupçonnait Londres de maintenir une trop stricte allégeance envers les Etats-Unis et considérait aussi que ses relations privilégiées avec le Commonwealth déstabiliseraient la CEE en la noyant dans une vaste zone de libre-échange dépourvue de virtualité politique. Il savait, au demeurant, que Churchill, qui avait naguère lancé un appel à l'Union de l'Europe, n'avait jamais envisagé que le Royaume-Uni en fît partie intrinsèquement."

Quarante ans plus tard, on peut s'apercevoir sans peine que rien n'a changé... nos gouvernants sont-ils aveugles ou piètres stratèges ? Ne voient-ils pas que l'ingérence du Royaume-Uni en Europe ne peut que nous apporter des ennuis directement téléguidés par les USA ? Ces derniers ne voulant certainement pas voir se développer ce bloc qui pourrait leur nuire économiquement...

Il est à noter aussi que de Gaulle, dont Chirac se pense le digne continuateur, était absolument contre l'Otan comme armée de défense à l'Europe : "Son hostilité fut en revanche totale à la CED (Communauté européenne de défense) finalement rejetée en 1954 à l'Assemblée par une majorité communiste et RPF à laquelle s'étaient joints quelques radicaux-socialistes. Ce projet supranational visant à créer une armée européenne avec des contingents allemands, sous commandement de l'OTAN, c'est-à-dire américain, était pour lui inacceptable dans son principe."

Il nous faut aussi remarquer que De Gaulle s'était lui aussi heurté au financement agricole : "Fondée sur trois principes (solidarité financière, préférence communautaire, prix unique à la production), la Politique agricole commune (PAC) , mentionnée dans le traité de Rome mais non détaillée, fournit à de Gaulle l'occasion d'afficher sa détermination, même si elle devait provoquer une crise. Faute d'accord sur son financement - question vitale pour la France, principal pays agricole de l'époque -, il décida, le 30 juin 1965, de pratiquer la politique dite de "la chaise vide", en refusant le principe des décisions prises à la majorité qualifiée. Au bout de six mois de blocage, le compromis de Luxembourg (janvier 1966) sur le fonctionnement des institutions, fit obligation aux Six de rechercher un accord unanime sur les "questions importantes". De Gaulle obtenait gain de cause et préservait la spécificité et les intérêts de notre agriculture tout en ne cessant d'approuver les principes mêmes de la PAC. Il réussit à influer sur le mécanisme des prises de décision inscrit dans le traité de Rome en misant sur une solidarité fondée sur la compréhension mutuelle."

Nous ne manquerons pas de rappeler aussi que tous les derniers pays rajoutés à la liste des pays membres sont devenus "démocratiques" grâce à  l'ingérence des USA et qu'ils ne seront rien d'autre que des "chevaux de troie" satellisés par les USA pour nous porter tort d'une façon ou d'une autre. Que la Lettonie, par exemple, en fasse partie avec son gouvernement d'Extrême droite prouve bien la tendance étatsunienne à nous imposer ses goûts et ses vues à la démocratie extrêmiste.

Jacques Chirac est en train de trahir non seulement les stratégies éclairées de son mentor mais il se rend ridicule aux yeux de ceux qui veulent sa perte et qui doivent bien rire sous cape. Il serait grand temps qu'il ait un sursaut de lucidité. Le fait qu'il accuse directement Blair est un grand pas mais il lui faut continuer dans ce sens et cesser de se faire manipuler par les décideurs de tous poils qui pensent bien davantage à leurs ambitions personnelles qu'au bien être de l'Europe ou de la France.

Adriana Evangelizt

 

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Jacques Chirac constate une "crise grave" de l'UE et s'en prend aux Britanniques

 

"L'Europe connaît une crise grave", a lâché samedi le président français Jacques Chirac lors de la conférence de presse de clôture du Conseil européen de Bruxelles, en s'en prenant à l'attitude de la Grande-Bretagne.

Jacques Chirac a "déploré que le Royaume-Uni se soit refusé à apporter (sa) part raisonnable et équitable aux dépenses de l'élargissement". "Il a voulu garder l'intégralité de son chèque, et cela a conduit d'autres pays à privilégier les attitudes de surenchères, d'intérêt strictement national, au détriment de l'intérêt européen", a-t-il accusé. "C'est un mauvais résultat pour l'Europe".

"Ce n'est pas parti de façon brillante", a-t-il lâché au sujet de la présidence britannique de l'UE.

"Nous étions en réalité très près d'un accord" et "la très grande majorité des pays étaient favorables à la dernière proposition de la présidence" luxembourgeoise, jugée "raisonnable". Mais "quelques pays, peu nombreux, ont refusé d'accepter le compromis, marquant ainsi une différence profonde par rapport aux comportements passés en ce qui concerne l'esprit européen".

"C'est peut-être plus encore cette situation nouvelle en Europe qui me préoccupe, plus encore que le problème stricto sensu de l'absence d'un accord" sur les perspectives financières. "C'est une vision affaiblie de l'Europe qui a émergé" dans ce sommet.

En revanche, Jacques Chirac a salué l'attitude des nouveaux Etats-membres de l'UE, qu'il a opposée à "l'égoïsme affiché par deux ou trois pays riches".

"Il y a eu un moment pathétique, le mot n'est pas excessif lorsque, l'un après l'autre, ces pays qui sont les moins riches" et "qui étaient consternés de l'attitude de deux ou trois pays les plus riches refusant toute remise en cause de leurs avantages acquis" se sont dits "prêts à renoncer à certains des avantages qui (leur) ont été concédés", a-t-il raconté. "Ils sont six ou sept à avoir dit ça successivement". "C'était très impressionnant" et "émouvant également". C'est "une belle leçon pour l'Europe de demain, malheureusement cette leçon n'a pas été entendue".

La France quant à elle "a abordé ce Conseil dans un esprit constructif", a-t-il affirmé. "L'Europe avait besoin de cet accord. La France a fait tout ce qu'elle pouvait pour le faciliter. Elle "a fait un pas considérable en acceptant notamment une augmentation du budget" dans ces discussions.

Désormais, "nous devons nous remettre au travail".

La Politique agricole commune "est une politique moderne et d'avenir", s'est défendu Jacques Chirac au sujet des attaques du Premier ministre britannique Tony Blair sur ce sujet. "Elle peut être aménagée, on verra ça en 2013". Mais "dire aujourd'hui que la Politique agricole commune n'est pas une politique moderne, c'est simplement faire preuve d'une étrange ignorance des choses ou simplement d'un laisser-aller dans les lieux communs qu'on a l'habitude de répéter sans réfléchir".

"Il n'y avait pas de lien entre le chèque britannique et l'agriculture et personne ne le demandait en dehors des Britanniques", a-t-il assuré.

Interrogé sur les conséquences de cette crise sur l'élargissement, Jacques Chirac a estimé que cela n'en aurait pas sur "le processus de négociations" car "ce sont deux choses totalement différentes". Mais "il est certain que les exigences de l'Europe auront normalement tendance à s'accroître".

Concernant la Constitution européenne, il s'est félicité de "l'engagement d'une réflexion (...) pour analyser, comprendre et tirer les conséquences du message transmis" par les référendums français et néerlandais.

"J'ai proposé que nous nous réunissions selon des modalités qu'il faut mettre au point" et les 25 ont décidé d'une "clause de rendez-vous, qui aura lieu au premier semestre" 2006. Car "il y a comme un hiatus entre l'Europe telle qu'elle est conduite et la perception que se font un nombre croissant d'Européens sur la réalité de cette Europe", a-t-il souligné. "Nous avons l'obligation d'entendre ce qui a été dit". AP

co/cov/ege

Rubrique : Monde
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Sources : http://fr.news.yahoo.com/050617/5/4gu9s.html

Publié dans UNION EUROPEENNE USA

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