Rail : les eurodéputés pour une large libéralisation du trafic passagers

Publié le par Adriana Evangelizt

Et c'est là que l'on voit bien que l'Europe s'inclut dans la mise en place du Nouvel Ordre Mondial américain car sous prétexte de libéraliser le trafic européen, ils veulent aussi mettre en place une législation sur les "droits et obligations des passagers" réclamant  que le texte s'applique certes aux voyageurs internationaux mais aussi aux voyageurs des lignes nationales qui représentent 95% du total des passagers. Il faut que tout le monde soit fliqué. On voit la suite.

Rail: les eurodéputés pour une large libéralisation

du trafic passagers

Les eurodéputés devraient à nouveau pousser jeudi à la libéralisation du trafic ferroviaire de passagers, en insistant pour une ouverture à la concurrence plus large que celle acceptée par les Etats membres.

Le Parlement européen devrait se prononcer jeudi en deuxième lecture en faveur de la libéralisation du transport ferroviaire de passagers pour 2010 au niveau plan international et pour 2017 au plan national.

Si les Etats membres sont sur la même ligne que les députés en ce qui concerne le trafic international, ils se sont en revanche mis d'accord en décembre pour rejeter tout objectif de libéralisation du trafic national, qui représente la majorité du trafic ferroviaire européen total.

Il faut fixer une date pour le trafic national "afin que les compagnies ferroviaires puissent se préparer" à cette nouvelle concurrence, a défendu mercredi l'eurodéputé conservateur allemand Georg Jarzembovski, rapporteur du texte.

Comme les Etats membres, la Commission européenne n'est pas pour fixer une date de libéralisation du trafic national.

"Il est inutile de mettre une échéance si lointaine. Il faut faire une étude pour voir quel serait le moment opportun, quand ce serait bénéfique pour le marché domestique", a indiqué Michele Cercone, porte-parole du commissaire européen aux Transports Jacques Barrot.

La question fait également débat au sein du Parlement.

"Le Parlement européen est incroyablement libéral. Mais il avait été corrigé par le Conseil" qui réunit les Etats membres, a ainsi regretté l'eurodéputée Verte française Hélène Flautre.

Le rapport sur la libéralisation du trafic passager devrait malgré tout être adopté par une majorité d'eurodéputés jeudi. Mais les positions du Parlement d'un côté et des Etats membres et de la Commission de l'autre étant trop éloignées, il est probable que le dossier fasse l'objet d'une procédure dite de conciliation, reconnaît M. Jarzembovski, qui espère que les trois institutions pourront trouver un compromis "d'ici l'été".

Selon le rapporteur, cette libéralisation permettrait aux voyageurs européens de choisir entre des offres plus nombreuses et des "prix plus abordables".

"Avec l'ouverture de l'espace aérien, on a vu beaucoup plus d'offres", notamment les compagnies à bas coûts, a-t-il fait valoir.

L'Union européenne est engagée depuis des années dans une politique de libéralisation du rail, un sujet encore ultra-sensible dans des pays comme la France. Ses partisans estiment qu'elle donnera un coup de fouet à un secteur de plus en plus concurrencé par la route et le transport aérien.

Cette ouverture à la concurrence du rail européen a franchi une étape importante le 1er janvier avec la libéralisation complète du transport ferroviaire de marchandises.

Mise à part la poursuite de l'ouverture à la concurrence, le paquet de mesures ferroviaires, qui devait faire l'objet d'un débat mercredi après-midi avant le vote jeudi, prévoit aussi une législation sur les "droits et obligations des passagers".

Là encore, le Parlement va plus loin que les Etats membres, réclamant que le texte s'applique certes aux voyageurs internationaux mais aussi aux voyageurs des lignes nationales qui représentent 95% du total des passagers.

Les eurodéputés préconisent aussi un système de dédommagement pour les retards: 25% du prix du billet pour tout retard de 60 minutes ou plus et 50% pour tout retard de 120 minutes ou plus, uniquement lorsque l'opérateur peut être tenu responsable du retard.

Les eurodéputés devraient enfin adopter un texte instaurant des licences européennes pour les conducteurs de train et tout le personnel de bord chargé de tâches touchant à la sécurité.



Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt








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