TRAFIC DE BEBES EN UKRAINE

Publié le par EVANGELIZT

Quand on sait les prétentions de l'Ukraine pour entrer dans l'Union Européenne, on ne peut que se poser des questions quant à la "mentalité" quand on lit l'article ci-dessous...

 

Le scandale des disparitions de nouveaux-nés en Ukraine: Complément d'enquête...

 

Ruth-Gaby Vermot-Mangold (Suisse, SOC), rapporteuse de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), en visite en Ukraine du 29 août au 1er septembre, s'est dite extrêmement préoccupée par la disparition de nouveau-nés dans le pays et les allégations de trafic de bébés destinés à l'adoption ou de fœtus à des fins scientifiques. Elle a expressément demandé au Bureau du Procureur Général de faire toute la lumière sur les cas d'ores et déjà portés à sa connaissance, d'ouvrir une enquête sur tout autre cas suspect et d'incriminer les responsables. " Au cours de ma visite, j'ai pu réunir des informations précises sur quatre cas. Quel que soit le nombre de disparitions, un seul cas est un cas de trop ", a-t-elle déclaré.

Mme Vermot-Mangold s'est tout d'abord rendue à Kharkov pour s'entretenir avec le personnel médical de l'hôpital n°6, la famille d'une victime, à laquelle les médecins avaient assuré que son nouveau-né était décédé, mais sans l'autoriser à le voir ou à l'enterrer, ainsi que des représentants d'ONG. "Il est tout à fait inacceptable qu'une mère ne puisse voir son enfant. C'est un droit qui doit impérativement être garanti aux parents", a-t-elle insisté. La rapporteuse a par ailleurs vivement regretté de n'avoir pu obtenir du Procureur régional de réponse claire concernant le suivi des plaintes déposées ou d'explication quant aux nombreuses contradictions et irrégularités qu'elle a pu relever. L'amélioration du système d'enregistrement des naissances, tout comme une meilleure formation du personnel médical et des services sociaux et une application stricte des lois et directives prises au niveau national permettraient de limiter les dérives, a-t-elle indiqué.

Poursuivant ses entretiens à Kiev où elle a pu recueillir d'autres témoignages, la rapporteuse a salué la coopération dont a fait preuve la médiatrice et l'a encouragée à continuer ses recherches sur la disparition de nouveau-nés. Les vice-procureurs généraux se sont quant à eux engagés à ordonner la réouverture des enquêtes judiciaires. Mme Vermot-Mangold a demandé que les enquêtes soient minutieusement menées, soulignant que dans le cas où des analyses ADN devaient être effectuées, l'aide d'experts internationaux permettrait de redonner aux victimes confiance en la justice et encouragerait d'autres femmes à témoigner et à porter plainte.

Mme Vermot-Mangold a pris note des efforts déployés par les autorités ukrainiennes en faveur des droits des femmes et des enfants, tels que la modification de la législation relative à l'accouchement, l'élaboration par le Ministère de la famille, de la jeunesse et du sport d'un programme de protection de l'enfance. Elle a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer la lutte contre l'adoption illégale - en réformant au plus vite la loi actuelle -, et la traite des êtres humains ainsi que le trafic d'organes et de tissus pour la recherche ou l'industrie cosmétique. Elle a également invité les ministères concernés à coopérer plus étroitement avec les organisations de défense des droits de l'homme, à soutenir leurs actions de prévention et à organiser une table ronde pour unir leurs efforts.

Mme Vermot-Mangold envisage de se rendre dans d'autres pays d'Europe orientale confrontés à des disparitions similaires avant de présenter son rapport à l'Assemblée parlementaire au courant du premier semestre 2006.

Sources :  FRANCE-EUROPE

 
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